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Bélézia II

Renaissance Maudite

Prologue 1

Les revenants...

« Je n’ai jamais prévu de devoir te relever un jour... »

                                                    Xándros

Ces événements se déroulèrent entre quatre et neuf mois après le combat final opposant Goldar et Baalest. De sa défaite dont il était mort, l'antagoniste du mal, décapité, décharné, ne pouvait s'attendre à ce qu'un bon sort lui tombe dessus...     
Mais en effet ce fut le cas ! Et ce fut depuis les entrailles d'un continent perdu entre les mers arctiques de Bélézia que son « mage », Xándros, censé mourir en transférant le Globe des Échos d'Ombre, avait bel-et-bien survécu grâce à sa découverte d'une énorme bâtisse, sorte de prison où le Néant hantait les couloirs et insufflait le malheur à tous les êtres présents en ses geôles.        
Xándros, blessé en dépit de sa grande puissance magique, put une fois atteint se rétablir d'une large plaie que lui avait causé le mystérieux globe noir tout en étant abrité du froid extrême. Lorsqu'il fut en mesure de pouvoir réutiliser ses sorts, il s'engagea à user de la magie présente en ce lieu afin de former des êtres d'ombres pour aider dans le plan que Goldar avait prévu à la base. S’il ne savait pas que Goldar était mort, il s'en doutait néanmoins. Son plan était fort simple :  
Pour lui : aider son « pantin » à relever son armée d'Autezards tombée au combat et finir ce qu'ils avaient commencé.
Pour Goldar : Former un peuple supérieur en tout point aux Béléziens afin de dominer le monde. 
Et... quelque chose d'autre, bien plus personnel qui ne l'intéressait que lui seul...         
Les fragments d'Aquaws emplis de Néant étaient si nombreux dans la zone qu'en utilisant leur pouvoir sur seulement quelques huit prisonniers, il leur conféra la force d'une mini-armée. Xándros ainsi prêt quitta la prison glaciaire et se téléporta dans le Palais d'Anarchia. Là-bas il ne découvrit évidemment que ruine et sang, et son pion de vengeance occis de sa propre tête, putréfié, pourri au gré du temps !           
Étant à son plus « dévoué » service jusqu'à la réussite de son plan, le mage entama le projet de lui rendre la vie, hélas, même toute la magie qu'il possédait en lui ne suffisait à cela. D'après les formules de son Grimoire il lui fallait également des composants...   
Xándros quitta le palais et arriva dans la forêt Djidas, au niveau de l'Arbre de Vie. Il adressa un bref sourire à l'entité magique droite et fière de son million de feuilles puis il récolta plusieurs Santafungus et croisa de retour la route du Cruentum. La sanglante bête s'élança attaquer le Mage qui leva un bras en l'air et prononça en spirelien "Shaendr-Lhédar !". Le géant de la forêt se stoppa brusquement face à Xándros. À l'instar de tout ce qu'il était possible de penser, le Cruentum porta sa tête à la hauteur de Xándros, lequel lui apporta une caresse sur la joue en récompense, une récompense que personne n’était en mesure de comprendre mais qui les liaient tous deux. Pourquoi un tel monstre, aussi dangereux, n’était-il pas chassé ?
Le mage finit ensuite de récolter sa poignée de Santafungus avant de s'effacer via son sort de Néant vers moult autres composants à rechercher. 
Il récupéra de cette façon des éléments rocheux dans la Montagne embrasée et la Grotte cachée, et il tira également partie de ses voyages pour retourner dans sa demeure perdue parmi le Désert de Lune. Il décida de se munir de fioles et autres potions d'herboristerie pour sa quête.     
Il lui fallait en tout une cinquantaine d'éléments qu'il mit quatre longs mois à trouver...         
Lorsqu’enfin il eut tous les ingrédients, soit neuf mois après la libération de Sir, Xándros permit à Goldar de retrouver une forme "bélézienne" (son physique tel qu'avant), avec son corps utilisable d'autant qu'il retrouvait ainsi sa tête...   
Mais pour le ramener à la vie, il fallait cependant un sacrifice nécessaire à Xándros. Il partit dans la Salle du sacrifice où Esther avait perdu la vie, prit l'un des sbires d’ombre qu'il avait formé, le posséda puis le sacrifia pour ramener son vengeur à la vie.     
Goldar ne manqua pas de vite retrouver ses esprits et de remercier tout le travail de Xándros. La première chose que Xándros lui demanda fut :          
-Baalest ?      
-Oui... grogna l’être encore méconnaissable, devenu laid à en pleurer.     
-Il est devenu très fort pour un spirelien. Tu devrais davantage te méfier. Si je n'étais pas là...           
-Je me vengerai, n'oublie pas ce que j'ai pu retenir : c'est un être supérieur au même titre que nous. De ce fait il va falloir trouver un moyen de le rabaisser, de le rendre inférieur pour le tuer. Où qu’il se cache, je le démasquerai pour le démonter, lambris de chair par lambris de chair. Il me faut un plan.  
-J'ai trouvé de son sang et j'ai eu du temps pour expérimenter ceci...        
-Tu es un génie, Xándros ! Par la suite il me faudrait reconstituer une armée. Mais oui, j'y pense ! Mes hommes aussi ont dû renaître... rappelons-les SUR-LE-CHAMP !
En effet, sa deuxième armée qui avait survécu à Aégandia jusqu'à se volatiliser à la mort de Goldar réapparut quasi-entièrement dans la ville. Les gens dans les rues furent pris d'une peur-panique monstre et s'enfuirent là où ils le pouvaient.
Seulement, bien avant qu'ils n'aient pu attaquer qui que ce soit Goldar leur donna l'instruction de revenir vers lui. Un voyageur étrange à Aégandia espionnait la scène, tapis derrière le coin d'une bâtisse...
Aucune offensive n'était possible, les reîtres n'avaient plus d'équipement, et parfois même plus d’habits. Alors, le mois suivant fut tout entier consacré à la fabrication de leurs nouvelles armes et armures entachées de Néant. L'expérience mystérieuse de Xándros montrait quant à elle ses preuves et devenait de plus en plus puissante.           
Goldar, guidé par Xándros, était prêt à relancer son ignoble vengeance... une vengeance proche et différente à la fois.

Prologue 2

Un an déjà

« Ne vous-ai-je pas trop manqué ? Cela fait un an jour pour jour que tout s'est arrêté, une année que tout est rentré dans l'ordre, autant de jours qu'Esther n'est malheureusement plus de cette terre. J'assume de manière douloureuse, encore, ma grande part de responsabilité dans cet acte que je n'eus pas la possibilité de stopper. Ce fut l'une des raisons qui me poussèrent à pratiquer un stage là où je suis en ce moment, un stage en tant que soldat de l'Espadon : m'améliorer encore pour sauver des vies et espérer me racheter aux yeux de ma conscience ne m'était pas fortuit. Mais même loin de tout, je ne cesse pas de renouveler le contact avec les amis ! J'ai par exemple appris que Clen est récemment devenu animateur dans un camp de vacances pour les enfants victimes des combats de l'an précédent, qu'Adam s'est reconverti dans les forces de l'ordre et que Valka a retrouvé les planches et obtient un succès énorme (je vous écris en écoutant son nouvel album sur le phonographe). En revanche, j'ignore à cet instant où se trouve Mélora, quoiqu'il me semble qu'elle s'occupe des orphelines depuis la reconstruction de Spirès, Djidas n'étant plus qu'un champ de ruines abandonné à jamais, où seule repose une grande et belle statue en l'honneur de notre chère amie défunte... Il y a une personne que je n'ai pas mentionnée car elle est juste à côté de moi, je veux évidemment parler de Claire. Nous sommes toujours ensemble, sûrement encore plus proches qu'avant puisqu'on a même prévu de se fiancer dans un mois ! Comme quoi notre vie a quand-même du bon malgré le désespoir dans lequel on fut jeté ! Je commence ainsi, petit à petit, avec l'aide de ma future, à apprivoiser ce monde hostile dans lequel j'ai été si violemment projeté. À cet instant vous vous demandez sûrement d'où je vous envoie cet écrit ? En fait il provient d'un petit village balnéaire séparé de Sir par l'océan, Artès, situé à plus de 900 km de Spirès. Et c'est parce qu'il me reste beaucoup à vous raconter que j'écris cette lettre, lecteur potentiel... »         

    

Baalest, des années plus tard.
Destinataire non-mentionné.

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